De nombreuses personne
s pensent encore que le renforcement positif est permissif, et consiste à tout accepter ou à laisser le chien ou le cheval faire tout ce qu’il veut. Cette idée reçue est pourtant contraire aux connaissances actuelles en éducation canine, en comportement animal et en sciences de l’apprentissage.
Le renforcement positif n’est pas l’absence de règles !
Le renforcement positif est une méthode d’apprentissage qui consiste à renforcer les comportements souhaités en les associant à une conséquence agréable.
L’objectif est de développer la coopération, la compréhension et l’autonomie.
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À l’inverse, la permissivité correspond à un manque de règles, de cohérence ou de limites. Les comportements ne sont ni guidés ni enseignés de manière claire. Les récompenses sont données au hasard et favorisent, en les renforçant, des comportements non souhaités.
La permissivité est favorisée par un manque de connaissances de l’éducation canine positive.
En d’autres termes :
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- La permissivité ne sélectionne pas les comportements.
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- Le renforcement positif sélectionne activement les comportements recherchés.
Dresser sans violence ne signifie pas tout laisser faire !
En éducation canine positive comme dans le travail du cheval, fixer des limites reste indispensable.
Par renforcement positif nous apprenons lors de notre Formation Comportementaliste Equin les règles de politesse afin que le cheval ne soit pas harceleur ou mordeur par frustration.
Un chien qui saute sur les visiteurs, tire en laisse ou réclame de manière excessive n’a pas besoin de plus de liberté. Il a besoin qu’on lui enseigne clairement quels comportements lui permettent d’obtenir ce qu’il souhaite.
Par exemple :
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- S’asseoir pour dire bonjour.
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- Marcher calmement en laisse.
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- Rester détendu en présence de distractions.
Le rôle du professionnel ou du propriétaire est alors de renforcer ces comportements afin qu’ils deviennent appris et fluides.
Ce que montrent les études scientifiques
Les recherches en psychologie de l’apprentissage et en comportement animal montrent que les méthodes fondées sur le renforcement augmentent :
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- la coopération ;
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- l’engagement dans les apprentissages ;
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- la conformité aux demandes ;
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- la qualité de la relation avec l’humain ;
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- le bien-être émotionnel.
Chez le chien, les méthodes basées sur le renforcement positif se montrent plus efficaces en dressage que les méthodes coercitives pour obtenir l’obéissance et le rappel, tout en limitant les effets négatifs graves sur le bien-être animal.
Pourquoi cette confusion persiste-t-elle ?
La confusion apparaît souvent lorsque des comportements indésirables sont renforcés sans que la personne en ait conscience.
Par exemple :
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- Le chien saute → il reçoit de l’attention.
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- Le chien aboie → on lui donne ce qu’il réclame.
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- Le cheval bouscule → on cède immédiatement.
Dans ces situations, ce n’est pas le renforcement positif qui pose problème. C’est le comportement renforcé à tort.
Renforcer n’est pas être permissif
Le renforcement positif repose sur des critères clairs, de la cohérence et une communication précise.
Il ne consiste pas à supprimer les limites.
Le renforcement positif n’est pas l’absence de limites. Il est une manière d’enseigner ces limites sans recourir à la peur, à la douleur ou à l’intimidation. Il ne consiste pas à éviter toute frustration, mais à apprendre à l’animal quels comportements lui permettent d’accéder à ce qu’il recherche.
Le renforcement positif n’est pas l’absence de limites. Il est une manière d’enseigner ces limites sans recourir à la peur, à la douleur ou à l’intimidation. Il ne consiste pas à éviter toute frustration, mais à apprendre à l’animal quels comportements lui permettent d’accéder à ce qu’il recherche.
En réalité, le renforcement positif est l’une des approches les moins permissives qui soient : il repose sur l’observation, la cohérence et la sélection active des comportements que l’on souhaite voir se développer…
Références
- Leijten, P., Thomaes, S., Orobio de Castro, B., Dishion, T. J., & Matthys, W. (2016). What Good Is Labeling What’s Good?. Behaviour Research and Therapy, 87, 134-141.
- Roberts, D. S., Tingstrom, D. H., Olmi, D. J., & Bellipanni, K. D. (2008). Positive Antecedent and Consequent Components in Child Compliance Training. Behavior Modification, 32(1), 40-57.
- China, L., Mills, D. S., & Cooper, J. J. (2020). Efficacy of Dog Training With and Without Remote Electronic Collars vs. a Focus on Positive Reinforcement. Frontiers in Veterinary Science, 7, 508.
- Sankey, C., Richard-Yris, M.-A., Henry, S., Fureix, C., Nassur, F., & Hausberger, M. (2010). Reinforcement as a Mediator of the Perception of Humans by Horses. Animal Cognition, 13, 753-764.